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CAPD du 19 octobre

Compte rendu

vendredi 23 octobre 2009

Suite aux nombreuses interrogations des collègues, le SNUipp est intervenu lors de la CAPD du 19 octobre concernant, à la base, la formation continue. Les questions du SNUipp et les réponses de l’IA dans cet article.

Le SNUipp intervient : les masques tombent !

Compte- rendu CAPD du 19 octobre 2009 Déclaration du SNUipp (voir PJ)

Formation Continue : Les stages de 3 semaines à candidatures individuelles sont réduits au nombre de 4. D’autre part en ce qui concerne le stage anglais, l’IA a donné priorité à 2 circonscriptions Châteauneuf et Orléans Sud soit 20 collègues sur 27 places, les IEN de ces circonscriptions ayant, de plus, classé les collègues de leur secteur à leur guise, en dehors de tout barème. Au final, seul 7 collègues sur 57 ont réellement été pris au barème. L’IA a justifié cette décision en expliquant que ces circonscriptions avaient de forts besoins. Ce à quoi nous avons rétorqué qu’il y en avait de nombreuses autres dans ce cas et que la solution était d’offrir des possibilités de stages à hauteur des besoins. Le SNUIPP a dénoncé cette entorse grave au règlement départemental, et a demandé un vote sur ce volet pour s’opposer au non respect des règles. Seuls les représentants du SNUIPP ont voté contre, le SE-UNSA et le SGEN s’étant abstenus. Par ailleurs, le SNUIPP a rappelé son opposition aux stages en responsabilité pour les PE1 (28 prévus dans le département en janvier conformément à la circulaire du ministre), même si, comme le dit Monsieur l’Inspecteur d’Académie, cela permet d’abonder la formation continue. Les PE1 sont des étudiants et non des enseignants stagiaires. Ils ne peuvent, à ce titre, avoir la responsabilité d’une classe, et n’ont aucune garantie de réussir le concours. Nous avons demandé sur quel temps les collègues de CLIS et RASED allaient prendre le temps d’animations pédagogiques étant donné que pour eux, la nouvelle circulaire précise que les 108h sont consacrées aux conseils d’école, à la concertation, aux travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents, et d’autre part qu’ils pouvaient participer aux animations pédagogiques, soit 18h ce qui porte à 126h le temps « hors présence enfant ». L’IA ne semblait pas au fait, Monsieur VIRTON inspecteur ASEH a reconnu qu’il y avait là un problème et qu’il fallait y réfléchir. Mr Vallier a fait référence aux journées professionnelles des enseignants de RASED qui étaient octroyées dans ce cadre.

Rased, postes sédentarisés : Le SNUipp a interpellé l’IA sur le cas des collègues maître E et maître G « sédentarisés » ( 11 au total) qui ont reçu un arrêté de nomination à titre provisoire, alors qu’ils étaient à titre définitif l’an passé et qu’ils n’ont pas participé au mouvement. Au nom de l’intersyndicale, nous avons demandé le rétablissement de ces affectations à titre définitif. En effet ces mesures ont été prises en dehors de tout règlement. Nous avons jugé inacceptable la situation de ces collègues et exigé que leur situation soit revue. L’IA a dit ne pas pouvoir le faire, ces postes n’ayant pas été budgétisés par le ministère. Il a toutefois essayé d’apporter certaines garanties pour l’année prochaine. Elles sont loin d’être satisfaisantes car assujetties au budget de 2010 pour lequel l’IA a avoué «  n’avoir aucune lisibilité » !! En substance, il s’agirait de « tout faire pour les conserver, en essayant de dégager un support budgétaire vacant pour les asseoir à titre définitif », et lorsque ça ne serait pas possible, ces collègues « bénéficieraient de points de priorité pour mesure de carte scolaire dans le cadre d’une participation au mouvement. Ils seront traités comme des collègues à titre définitif »Tout cela est bien opaque !! En tout état de cause, si la première proposition peut être acceptable, la seconde ne correspond pas du tout à la demande des collègues, qui eux, souhaitent poursuivre leur travail en RASED. A la question du SNUIPP demandant pour quelle raison cette première mesure n’avait pas été prise dès cette année, l’IA a répondu que le département étant en surnombre, le plafond d’emplois était dépassé et cela n’était pas possible. Le SNUipp s’engage à demander une audience auprès de l’IA pour éclairer les nombreuses zones d’ombre qui persistent.

Autoritarisme Le SNUIPP a dénoncé l’autoritarisme grandissant de la part de certains IEN du Loiret (voir déclaration). L’IA a alors répondu que « ce n’était pas le genre de la maison mais que s’il y avait des soucis précis, il fallait le dire ». (Ce que le SNUipp ne manquera pas de faire lors de l’audience envisagée.) Que ce que les collègues prenaient pour de l’autoritarisme était en fait « du bon sens » et qu’ils devraient être flattés de toutes les justifications qu’on leur demande puisqu’il s’agit en fait, au travers de celles-ci, et notamment à propos de la grille des 108h, de «  repérer les brebis galeuses  »… chacun appréciera. Nous avons alors dit que les collègues prenaient tout cela pour du flicage et que de ce fait le climat dans les écoles en était dégradé. Ce a quoi il a répondu qu’il avait très récemment eu la visite d’un IG (Inspecteur général) qui lui reprochait « de ne pas assez fliquer ». Les choses sont claires ! Par rapport aux paperasseries toujours plus nombreuses demandées aux collègues les empêchant de faire leur travail sereinement, l’IA s’est dit « conscient du problème » et dit « être en recherche de solutions, notamment en ce qui concerne le projet d’école ». Nous sommes également intervenus pour le cas d’une collègue qui s’est vue retirer 4 jours de salaire suite à une absence (sur autorisation) alors qu’elle avait fourni tous les justificatifs attestant de l’urgence de la situation. Mr Vallier a reconnu ne pas avoir bien su faire la distinction avec des absences abusives (au motif non recevable) et s’est engagé à revoir la situation de cette collègue.

Aide personnalisée Le SNUIPP a comparé le contenu de la circulaire départementale et des textes ministériels officiels et a dénoncé la tendance à la dérive dans son application sur : • le temps d’organisation « fixé à 10h au maximum » qui « pourra être réduit » alors « qu’un suivi attentif pour mesurer l’impact…sur les élèves » est préconisé, est réducteur et paradoxal. • les PPRE, représentant une charge de travail trop lourde, et systématiquement liés à cette aide alors que rien n’oblige qu’ils le soient . • La fiche individuelle des 108h, outil zélé de flicage pour quelle nécessité ? • la formation qui devrait être proposée aux collègues n’utilisant pas la totalité des 108h Au 1er point, l’IA a répondu que « c’était un cadrage équilibré et que 10h était la logique départementale et que c’était suffisant » Au 2nd point, l’IA répond que « faire le lien de l’aide personnalisée avec les PPRE ,c’est le bon sens pour pouvoir suivre un élève » même s’il reconnaissait la « non obligation de la systématisation du PPRE » (voir le dossier du SNUipp sur cette question en PJ) et la nécessité de réduire la quantité de papier à remplir (voir plus haut dans le chapitre « autoritarisme ») Au 3ème point, outre le repérage des « brebis galeuses » (voir encore plus haut dans « Autoritarisme »), l’IA a jouté que cette fiche « n’était pas adaptée » et qu’ils « réfléchissaient à un outil plus pertinent ». Le SNUipp a réitéré son opposition à cette grille, rappelant que les textes indiquaient la simple remontée d’un « tableau de service par les Directeurs », que les collègues ayant un emploi du temps affiché dans leur classe, ainsi que le calendrier pour l’aide personnalisée, et que d’autre part, sur les animations pédagogiques les collègues émargent , l’administration avait donc déjà tous les éléments à sa disposition, ce que n’a pu nier l’IA.Enfin, au 4ème point, l’IA répond qu’une formation est « à voir pour les collègues ayant peu ou pas d’enfants en difficulté dans leur école ».

Revalorisation Nous avons simplement fait remarquer que le projet d’augmentation de 100 € en début de carrière était une plaisanterie et, de plus, injuste pour les autres. Pour le SNUipp, c’est une augmentation de tous les collègues qui devient indispensable.Voir le 4 pages sur notre site départemental

ISSR Nous sommes intervenus pour demandé à l’IA de respecter la note ministérielle du 24 avril 2009 envoyée aux IA précisant que les collègues titulaires remplaçants en remplacements successifs sur le même poste devaient percevoir l’ISSR jusqu’au renouvellement de leur affectation pour une période s’étendant jusqu’à la fin de l’année. Ce qui n’était pas le cas dans le Loiret et que nous réclamions. La note sera bien appliquée mais seulement à compter de la rentrée 2009.

EVS En dehors de la CAPD , nous avons interpelé l’IA sur la situation particulière de l’école maternelle de Boynes qui connait un problème de remplacement d’une EVS aide à la direction, en fin de contrat. Celle –ci ne pouvant poursuivre bien que donnant entière satisfaction, son remplacement n’était que partiel car devant se partager avec une autre école. L’IA a dit « qu’il n’y avait aucune limitation de crédits dans ce cas et que la collègue directrice pourrait prétendre à un EVS à temps plein si le pôle emploi en propose et si elle participe au recrutement ». Il s’est engagé à contacter l’IEN de la circonscription et a demandé que la collègue directrice lui envoie un courrier ».

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déclaration CAPD 19 10