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Budget Education : des attaques et une régression sans précédents !

vendredi 12 novembre 2010

8967 suppressions d’emplois dans le premier degré public à la rentrée 2011 ! Elles sont présentées par le ministère comme le résultat de la résorption des 5 600 surnombres et de 3367 « suppressions nettes » : d’après la DAF, ces surnombres sont liés aux recrutements 2010 trop importants au vu des départs en retraite moins nombreux que prévu ; le plafond d’emplois sera réajusté au 1er janvier 2011 en fonction de la réalité.

Sur le terrain ce sont bien 8 967 emplois que le ministre entend supprimer à la rentrée 2011 même s’il joue sur les deux tableaux dans sa communication, selon qu’il veut mettre en avant la réalisation de l’objectif de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ou le fait que le nombre de suppressions ne serait pas si important que ça…

La nouveauté cette année réside dans la méthode utilisée pour déterminer la nature des suppressions : contrairement aux années passées où le ministère annonçait, à cette étape de la préparation du budget, la répartition entre premier et second degré et donnait des précisions sur les motifs de suppressions (remplacements, transformation d’heures postes en HS, stagiaires, démographie…),cette année il renvoie « au plus proche du terrain », c’est à dire aux Recteurs, la responsabilité de décider dans leurs académies sur quels « leviers d’action » il faudra s’appuyer pour parvenir à ces suppressions. « J’ai pensé que ce n’était pas en décidant moi-même que les 16 000 postes seraient prélevés dans telle académie sur tel levier d’action, comme ça, à la hache, que nous pourrions y parvenir. Non, c’est au plus près des réalités qu’on peut décider de tout cela. Il est très important d’associer les cadres aux décisions, de regarder comment optimiser », expliquait-il le 8 juillet 2010 (AEF n°134924). A la veille du conseil des ministres du 29 septembre, il n’était même pas question de communiquer les plafonds d’emplois par programme…

La manœuvre est grossière et on est fondé à penser que le silence du ministre s’explique par l’incapacité à trouver la moindre justification à ces suppressions et à renvoyer à d’autres le soin de tenter l’expérience. La DAF interrogée sur ce point défend bien sûr la stratégie du ministère, « plus efficace », s’appuyant sur le fait que les suppressions d’emplois des années passées ne suivaient pas les indications du ministère mais s’adaptaient aux réalités locales. Des « fourchettes » seront indiquées aux Recteurs début octobre et ajustées au fur et à mesure des travaux…

Dans le premier degré public,

8 967 emplois seront supprimés en agissant sur les leviers suivants :

 - la taille des classes dans les écoles qui ne relèvent pas de l’éducation prioritaire,

 - les modalités de scolarisation des enfants de deux ans,

 - l’importance des moyens d’enseignement affectés en dehors des classes,

 - le dispositif des enseignants absents,

 - les modalités d’enseignement des langues vivantes dans le premier degré

Le niveau et les modalités d’utilisation des différents leviers seront définis académie par académie.

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