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Audience IA du 28 septembre : compte rendu

dimanche 6 novembre 2011

Le SNUipp-FSU 45 a été reçu en audience le 28 septembre dernier. En attendant les réponses écrites à nos questions promises par l’Inspecteur d’Académie, en voici le compte rendu.

Compte-rendu audience IA SNUIPP-FSU du 28 septembre 2011

Règlement mouvement départemental

Suite à la gestion inadmissible des 2° , 3° et 4° phases papier du mouvement, par Madame TOUPE inspectrice d’académie adjointe, le SNUIPP-FSU a demandé qu’un groupe de travail règlement mouvement soit mis en place afin de revoir ce dernier. Nous proposons que soient introduits dans le barème des points pour enfants. Ceux-ci n’ont pas pour vocation à supplanter l’AGS à laquelle nous sommes attachés, mais nous souhaitons qu’ils permettent de départager les collègues ayant un petit barème et qui se retrouvent sur des postes généralement très éloignés de leur domicile.

D’autre part nous faisons connaître notre opposition à la nomination des collègues débutants sur des postes ASH lorsque ces derniers ne les ont pas demandés, nous demandons que les départs en stage CAPASH soient plus nombreux, et proposons que sur les postes restés vacants soient nommés les collègues entrant par inéat dans le département.

L’IA n’est pas opposé à ce que le règlement soit revu, mais souhaite qu’il soit lisible par les collègues.

Participation des personnels spécialisés (G, E, Psy, CLIS) à des actions de formation (continue et animations pédagogiques)

Nous rappelons à l’IA que les personnels spécialisés se sont vu imposer des heures d’animations pédagogiques et demandons sur quel temps sont comptabilisées ces heures. En effet, [(dans la circulaire du 17 juillet 2009 qui cadre les obligations de service de ces personnels, il est clairement écrit que les 108h sont consacrées à la concertation, aux travaux en équipes pédagogiques, aux relations avec les parents ou à la participation aux conseils d’école. Les animations pédagogiques n’y sont pas mentionnées. Il est simplement dit que les enseignants spécialisés peuvent participer aux animations et formations pédagogiques de la circonscription.)] Nous demandons que soit éclaircie cette question : ces animations ne peuvent s’ajouter aux 108 H comme cela a été présenté par les IEN mais doivent en faire partie.

D’autre part, nous réitérons notre demande de voir l’inspection académique proposer une formation continue à ces collègues. Si tel n’est pas le cas, nous lui demandons d’accorder à tous la possibilité de participer aux colloques organisés par leurs associations respectives comme cela était le cas jusqu’alors.

L’IA dit se renseigner sur ces questions et s’engage à nous fournir une réponse écrite.

Droit syndical

½ journées d’information syndicale : Mr Bucheli ( IA précédent), a toléré pendant 2ans la possibilité de récupérer ces heures d’informations syndicales sur du temps d’animation pédagogique, (même lorsque ces animations ne tombaient pas le même jour que la ½ journée d’info) avant de revenir sur cette tolérance au cours de l’an passé.

Par conséquent, nous demandons à M. TOUPRY de rétablir cette possibilité et de respecter le droit syndical en l’informant que des collègues ayant fait part à leur IEN de leur participation à une ½ journée d’info syndicale, se sont vu exiger par un courrier de madame TOUPE obligation de faire une demande d’autorisation d’absence.

L’IA a répondu que ce courrier n’avait pas lieu d’être et qu’il le rappellerait à qui de droit.

En revanche, il s’est dit opposé à la « récupération » des heures d’info syndicale sur les animations pédagogiques lorsque celles-ci ne tombent pas le même jour. Cependant, il fera une proposition à l’ensemble des syndicats pour l’année prochaine : laisser la possibilité aux collègues qui auront participé aux ½ journées d’information syndicale d’être exemptés de la journée de solidarité.

Nous lui précisons que si, a priori, nous ne sommes pas opposés à cette proposition, nous y réfléchissons. Cependant, nous regrettons que les collègues ne puissent plus récupérer sur les animations pédagogiques.

Nous demandons également à L’IA de garantir le droit de grève à tous les enseignants, y compris aux enseignants stagiaires qui se sont entendus dire par l’IA adjointe que la grève pour eux « il ne fallait même pas y compter ».

Nous rappelons également que les déclarations d’intention de grève peuvent être envoyées par mail jusqu’à 48h dont un jour ouvré avant la grève et que par conséquent pour une grève ayant lieu le mardi, ils ont jusqu’au samedi minuit pour se déclarer, contrairement à ce qui a été envoyé par les IEN dans certaines circonscriptions.

L’IA nous répond qu’il veillera à ce que ces droits soient respectés.

Permutations informatisées et inéats /exéats

Nous évoquons la situation catastrophique du département en matière de permutations et rappelons les conséquences sur la vie des personnels touchés. De plus, du fait de cette situation de blocage, le département perd, de toute façon, de nombreux collègues, puisqu’une partie d’entre eux se met en dispo contraints et forcés.

Par ailleurs, nous évoquons le cas de collègues ayant obtenus leur inéat après le 1er septembre et qui n’ont pu quitter le Loiret puisque l’IA a stoppé les exeat au 1er septembre, traitement parfaitement inhumain pour les collègues concernés.

Nous demandons à l’IA d’offrir la possibilité à tous les collègues de participer aux inéat/exéat, y compris aux PES comme tel était le cas les années précédentes mais également de prendre en comptes les demandes pour convenances personnelles.

L’IA nous répond que le département allant être rapidement déficitaire ( ce que nous savions déjà et avons dénoncé depuis longtemps), il était difficile d’accorder des exeats. Il estime que ce qui a, entre autre, conduit à cette situation est une mauvaise répartition des places au concours. Sachant que le département allait être déficitaire, il aurait dû y avoir plus de places pour le Loiret au concours.

Nous faisons savoir que cette réponse ne nous convient pas, qu’il ne s’agit pas d’une simple question de répartition des places au concours mais d’un problème de places très insuffisantes au concours et d’une conséquence de la réforme des retraites avec la mise à la porte des mères de trois enfants.

CLIS et ULIS

Effectifs des CLIS et ULIS : la moitié des CLIS et ULIS du département ont des effectifs supérieurs à ceux fixés par les textes réglementaires et ce depuis plusieurs années. Même si nous reconnaissons le fait que l’IA ouvre depuis plusieurs années des postes, ceux-ci ne répondent pas aux besoins.

L’IA dit avoir fait un point précis sur la situation des CLIS, le Loiret scolarise 426 élèves pour une capacité de 420 élèves, il estime que le Département n’est donc pas très déficitaire en CLIS.

Nous lui rappelons, qu’on ne peut pas comptabiliser les élèves de cette manière là.

Ce qu’il admet, et dit réfléchir à l’ouverture (dans la mesure de ses possibilités) de CLIS aux endroits où celles-ci sont engorgées mais que cela supposera un déplacement d’élèves.

Direction et fonctionnement de l’école

Nous rappelons qu’un directeur d’école n’est pas un supérieur hiérarchique, que le SNUIPP-FSU est opposé à ce statut pour les directeurs, mais qu’actuellement, tant dans la formation initiale de directeurs, que dans les multiples réunions qu’ils ont avec leur IEN, ils sont traités comme tels. L’administration tend à faire d’eux un maillon de la hiérarchie, ce qui n’est pas admissible, le vocable employé à longueur de temps dans ces réunions : les directeurs seraient « les pilotes du système, responsables des résultats des élèves… » donne une dimension managériale à la fonction et bien souvent, les IEN leur font porter le chapeau des dysfonctionnements de l’école au sens large.

L’IA répond que pour lui le terme pilotage n’a pas une dimension managériale mais plutôt pédagogique.

Nous approuvons le rôle d’animateur pédagogique du directeur dans les écoles, mais faisons remarquer que dans les circonscriptions, la pression mise sur les directeurs d’écoles ne fait pas apparaître cette priorité.

EVS

Nous demandons un point sur les EVS, et rappelons la revendication du SNUIPP-FSU d’emplois pérennes et de droit public pour ces personnels.

L’IA nous dit connaître la dotation académique concernant l’annonce des « 4000 emplois d’EVS » annoncés par le gouvernement. La dotation académique serait de 175 EVS, soit entre 40 et 50 pour le Loiret.

Nous lui demandons pour la situation des personnels, que soient reconduits en priorité les EVS qui ne sont pas en fin de droits.

L’IA nous répond qu’il n’a pas encore les directives concernant le recrutement. Mais que la 40aine de postes ne représentera pas forcément 40 personnels ou renouvellement de personnels sachant que le budget EVS précédemment utilisé dans le Loiret avait dépassé le budget attribué. L’IA s’interroge sur la façon d’utiliser ces postes d’EVS, soit en maintenant ces postes dans les écoles où ils sont déjà implantés, soit en en implantant dans des écoles « à besoins spécifiques » notamment écoles de 9 classes.

Pratiques autoritaires

Nous évoquons les pratiques que nous qualifions d’autoritaires employées par Madame l’IA adjointe à l’égard des collègues. Les convocations se sont multipliées l’an dernier de manière importante. Les motifs des convocations sont, la plupart du temps, surprenants et contestables, la parole des personnels étant niée. Nous estimons que par ces méthodes, notre hiérarchie cherche à mettre les enseignants au pas. Nous demandons que ces pratiques cessent, elles sont dégradantes, voire humiliantes pour les collègues et contreproductives. Les enseignants sont malmenés par les politiques menées, ils auraient surtout besoin d’être soutenus et reconnus dans leur métier.

Mr TOUPRY nous dit qu’il prenait note et que si pour sa part il était amené à convoquer, les représentants des personnels en seraient tenus au courant auparavant.

Scolarisation des 2 ans

Nous avons dénoncé la suppression de nombreuses classes de 2 ans dans le département depuis deux ans, y compris en éducation prioritaire.

Mr TOUPRY nous dit vouloir faire un point précis sur cette situation, mais a déjà constaté que le Loiret avait un taux de scolarisation des 2 ans très faible.

Contractualisation

Nous lui faisons part de plusieurs IEN qui utilisent le terme de contractualisation.

Actuellement des écoles se voient « mises sous tutelle » par les IEN lorsque les résultats aux évaluations ne répondent pas à ceux attendus. Les équipes sont stigmatisées, les enseignants montrés du doigt et culpabilisés. Nous rappelons que les équipes souffrent. Nous lui demandons si cette contractualisation existe dans le département et lui rappelons notre opposition à ce dispositif qui vise à mettre les écoles en concurrences et à ne voir dans l’acte de d’enseigner qu’une course aux évaluations.

L’IA explique que la contractualisation n’est pas encore mise en place puisqu’il s’agit d’un contrat signé avec le Rectorat et qu’actuellement rien n’a encore était signé. D’autre part, il dit voir avec ses IEN pou aller dans le sens de l’apaisement vis-à-vis des écoles.

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