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Audience du 4 avril 2012 : le SNUipp obtient 2 retraits significatifs.

vendredi 13 avril 2012

Devant la multiplicité des sujets d’actualité, le SNUipp-FSU 45 a demandé une audience et a été reçu par le désormais DASEN (Directeur Académique des Services de l’Education Nationale), ex IA, le mercredi 4 avril de 16h à 19h. Compte rendu complet.

A l’ordre du jour :

- Nos inquiétudes suite à la mise en place d’AFFELNET

- Les inspections d’écoles (notamment dans le Programme ECLAIR)

- Les difficultés de remplacement

- L’annulation des stages de formation (notamment pour les collègues T1)

- La situation des personnels n’ayant pas obtenu satisfaction aux permutations informatisées et confrontés à la circulaire Ineat/Exeat

- Le respect du droit syndical et des textes concernant l’utilisation de la journée de solidarité

- Les fiches de postes à profil

[|Compte rendu audience SNUipp du 4 avril 2012|]

Deux points positifs obtenus :

1. Le retrait immédiat des propos discriminants dans les fiches de poste de direction à profil, propos que nous avions dénoncés dans un courrier en date du 30 mars. (à lire ci-dessous). Nous rappelons l’opposition du SNUipp-FSU à ces postes à profil ; les propos tenus dans la rubrique « contexte sociale » de la présentation des écoles sur ces fiches sont malheureusement un exemple du glissement d’une « discrimination positive » prétextée vers une stigmatisation néfaste.

Word - 59 ko
Courrier IA postes à profils

2. La confirmation qu’aucune demande d’autorisation d’absence ne doit être requise par les IEN pour participer à une demi-journée d’information syndicale. (un courrier a été envoyé par l’IA à tous les IEN le leur reprécisant). Une simple information par mail suffisant comme nous l’avait indiqué l’IA (à l’époque) lors de notre audience du 4 novembre 2011.

2A propos d’AFFELNET2

Le SNUipp a rappelé son étonnement de voir un tel outil « surgir » sans information préalable, et a demandé quels en étaient les raisons et les objectifs.

L’IA adjointe nous a répondu qu’il s’agissait de « formaliser et de clarifier l’affectation des élèves dans les collèges et de rendre plus transparents les critères de dérogation afin de préserver l’équité entre les familles. »

Malgré ce prétexte louable, le SNUipp a rappelé sa vision des choses à propos de cet outil :

• Charge de travail alourdie pour les directions d’école avec un travail de vérification des fiches, une double transmission et une impression demandant un temps plus ou moins conséquent selon le nombre et les mouvements d’élèves de CM2. Rappelons que dans le même temps, la majorité des aides administratives ont été retirées aux écoles.

• nouveau prétexte à supprimer des postes dans le secteur administratif du second degré,

• glissement sans fin du curseur des missions de la direction d’école, plus que jamais courroie de transmission de données administratives souhaitées par l’administration et de moins en moins animateur pédagogique

• nouvel outil de fichage, en lien avec "base élèves", et avec risque évident de lien avec le LSN (Livret Scolaire Numérique) puis le Livret de compétences que nous appelons à ne pas remplir.

Les responsables informatique et vie scolaire de l’IA ont tenté de dissiper nos craintes en reconnaissant, certes, un alourdissement de la charge de travail de la direction mais pour un gain de temps après. De plus, le secrétariat administratif du collège conservera une tâche de vérification même si son travail sera moindre. Enfin, concernant nos craintes de fichages, de transmission d’informations confidentielles et de lien avec le LSN, il a été répondu, à chaque fois par la négative bien qu’il soit possible d’extraire des données partielles de base élèves par Affelnet pour les exporter vers le second degré ainsi que pour le LSN.

Malgré toutes les garanties assurées et la notion de progrès technique avancée, le SNUipp continue de voir dans Affelnet un alourdissement et une dérive des missions de la direction, un prétexte supplémentaire à suppressions de postes dans le second degré et un nouvel outil de fichage.

Ainsi, le Snuipp :

1. a demandé à être consulté lors d’un CTSD comme les textes l’indiquent afin d’exprimer sa désapprobation de cet outil et d’en suspendre la mise en place dans cette attente. (courrier ci-dessous à l’IA)

Word - 55.5 ko
Courrier IA CTSD

2. continue, parallèlement, de demander un poste de secrétariat administratif formé et pérenne pour la direction d’école.

2Inspections d’école et notamment en ECLAIR2

Le SNUipp est intervenu suite à l’interpellation par de nombreux collègues, notamment en ECLAIR et majoritairement dans la circonscription d’Orléans Nord-Ouest, ayant mal vécu ces inspections d’école. Nous avons demandé quelles en étaient les raisons et les objectifs.

L’Administration, préférant parler « d’évaluation d’écoles », a répondu que :

- les objectifs étaient : le contact individuel avec chaque enseignant et la mise en synergie des compétences de chacun au service de tous,

- la démarche : un conseil des maîtres préalable, quelques inspections individuelles, des visites de classes et un bilan au cours d’un 2e et 3e conseil des maîtres afin d’analyser collectivement et travailler autrement pour palier à telle ou telle difficulté repérée en respectant les axes du projet d’école

- les écoles cibles : variable d’une circonscription à l’autre mais souvent liées à un nombre important d’enseignants à inspecter. Sur Orléans Nord et Montargis Est, pratiquement toutes les écoles ont été évaluées. En ECLAIR, il s’agit de faire le "tour des écoles".

Le SNUipp, après contact avec de nombreuses écoles dans ce cas, estime que celles-ci l’ont été à cause de leurs mauvais résultats aux évaluations nationales . De plus, il s’oppose à la "contractualisation", terme inexistant dans les textes mais correspondant au monde de l’entreprise, qui en découle. En effet, sous prétexte de proposer des pistes pédagogiques afin d’améliorer la réussite des élèves, cette contractualisation cible une difficulté et culpabilise les enseignants en leur disant comment faire pour y remédier (ou pour améliorer les résultats des élèves aux évaluations mais avec un désengagement de l’Education Nationale puisque fait sans moyens supplémentaires pour aider les élèves en difficultés toujours plus nombreux.

L’IENA nous a répondu que les évaluations nationales n’étaient qu’un indicateur parmi d’autres et que la contractualisation n’était pas systématique.

Le SNUipp a rappelé son opposition à ces évaluations nationales, unanimement contestées, qui ne doivent pas être l’outil de pilotage d’un système débouchant, de surcroît, sur une "contractualisation".

2Les difficultés de remplacement2

L’état postes/personnels est entre - 45 et -50 actuellement ; ce qui explique le problème, annoncé l’an dernier, incessant et croissant du remplacement que connaît notre département. Pour cela, l’IA a choisi de faire appel à des collègues en poste de soutien (postes E vacants à la rentrée transformés) pour assurer les remplacements manquants. 2 collègues ont déjà accepté car les rapprochant de chez eux et 4 collègues ont été invités à se tenir prêts. Elle a "gracieusement" évité de faire appel à 3 collègues avec des situations personnelles compliquées ainsi que les postes soutien ZEP. En outre, l’IA garde en réserve les collègues sur des postes mobiles gens du voyage et les personnes ressources langues vivantes mais compte récupérer 7 brigades, actuellement occupés sur des stages CAPA-SH, dès le 11 avril. Le SNUipp a rappelé que le problème du remplacement était récurrent et qu’il passait par un plan de recrutement massif, notamment dans ce secteur et par le biais d’une augmentation de places au concours et non par des suppressions massives et régulières de postes (pour rappel, dans ce contexte, 7 postes de remplaçants supprimés à la rentrée prochaine !!). Il a, bien évidemment, dénoncé cette utilisation des postes de soutien pour gérer la pénurie rappelant que ces collègues ainsi que ceux des écoles dans lesquelles ils interviennent ont à cœur de terminer leur mission correctement. Nous avons rappelé, de plus, que cette mesure ne pouvait se faire sans leur accord, leur arrêté d’affectation les plaçant en droit de refuser, et que le SNUipp les soutiendrait dans leur démarche.

2Annulation de stages T12

Évidemment lié au problème du remplacement, 4 sessions de stage AEM (Accompagnement à l’Entrée dans le Métier), formation statutaire due aux T1 en guise de "complément" de leur "formation" initiale, ont été annulées (1 au bout de 4 jours, les autres dès le début). Cela devient aussi récurrent.

Le SNUipp a demandé que ces sessions soient rattrapées comme il se doit.

L’IA, consciente de ses devoirs, a dit que ce quotas de formation à devoir, serait inscrit automatiquement au plan de formation 2012-2013 pour ces T1 qui seront T2 l’an prochain mais qu’avec 80 PEs + 30 T1 + 40 T2 à la rentrée 2012, cela allait être très compliqué de satisfaire tout le monde !!

2Ineat/exeat après les permutations informatisées2

Le SNUipp a rappelé le score catastrophique du Loiret lors des permutations informatisées plaçant le département parmi les 5 départements avec le plus faible taux de satisfaction de sortants à 10,98%. Parmi eux, - de 18% de rapprochements de conjoint et aucun départ vers l’Indre et Loire malgré 47 demandes plaçant des collègues dans des situations familiales dramatiques.

L’IA a dit ne pas être responsable (et a précisé "entièrement") de ces résultats.

Le SNUipp a redit que les Recteurs et les IA avaient une grosse part de responsabilité sur le "calibrage" (nombre d’entrées et de sorties souhaitées) que le Loiret a choisi abondant en entrées mais fermé en sorties, le département étant déficitaire. L’IA a aussi une entière responsabilité sur la circulaire ineat/exeat parue récemment et aussi restrictive que l’an dernier alors que la situation, selon l’IENA, nous amènerait à "un solde légèrement positif à la rentrée".

Dans ce contexte, le SNUipp a demandé d’une part que la circulaire ineat/exeat puisse permettre au plus grand nombre d’y participer (surtout pour les PEs, tolérés il y a 2 ans encore, avec rapprochement de conjoint) et d’autre part qu’un effort soit fait pour les situations les plus complexes non satisfaites en mars et notamment vers l’Indre et Loire.

2 journée de solidarité2

Suite à de nombreuses remontées de collègues de la circonscription Orléans Nord Ouest concernant l’imposition d’une conférence pédagogique sur le "crédit de temps " de la journée de solidarité, le SNUipp est intervenu afin de rappeler les textes et son opposition à l’utilisation de cette journée.

Mr Hérold, IEN de la circonscription présent lors de cette audience, a précisé que cette conférence avait été proposée à la réunion de directeurs de rentrée et, sans opposition de leur part, avait entériné le principe dans une note de service en octobre. Son argument, appuyé en cela par Mme Maupin, IEN Orléans, étant de proposer des formations insuffisamment offertes dans le plan départemental. L’IENA précisant que le DASEN (ex IA) avait laissé toute latitude aux IEN pour l’utilisation de cette journée.

Le SNUipp admettant le principe louable, l’IA reconnaissant par cet aveu le manque criant de formation continue proposé, a rappelé que les enseignants avaient aussi besoin de concertation, les 24h y étant consacrées étant insuffisantes. De plus, il a demandé que l’arrêté (texte officiel) du Ministère de l’Éducation Nationale du 4/11/2005 stipulant : "Pour les personnels enseignants des premier et second degrés et les personnels d’éducation : Une journée, le cas échéant fractionnée en deux demi-journées, est consacrée hors temps scolaire à la concertation sur le projet d’école" et "Sa date est déterminée dans le premier degré par l’inspecteur de l’éducation nationale après consultation du conseil des maîtres" soit respecté.

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