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"PLUS DE MAITRES QUE DE CLASSE" : un "plus" et pas une variable d’ajustement !

jeudi 7 février 2013

Pour le SNUipp, le « plus de maîtres que de classe », levier de transformation de l’école, doit être un « PLUS » pour ouvrir la voie à de nouvelle possibilités de travailler à la réussite des élèves : décloisonnement, travail en petits groupes, co-intervention dans la classe,... Si le SNUipp-FSU a imposé cette idée au ministère qui a décidé d’en faire une priorité, il faut maintenant réussir le passage du slogan à la pratique.

A l’heure des choix de carte scolaire, nous constatons que certains DASEN traduisent le dispositif de manières très diverses. Après 10 années de suppression de postes et de hausse des effectifs et malgré la création de 3006 postes pour la rentrée 2013 (dont 47 dans le Loiret) les choix d’implantation des postes et d’affectation des enseignants sont à géométrie variable. Dans certains départements, tout se passe en concertation et dans les règles. Dans d’autres, la mise en œuvre est plus chaotique : ici, aucune création envisagée du fait de la pression démographique, la transformation de postes E en « Plus de maitres », ailleurs, attribution contre une fermeture de classe, encore ailleurs, profilage du recrutement.

Dans le Loiret, le DASEN a annoncé lors de l’audience du 31 janvier, avoir identifié une quarantaine d’écoles pouvant prétendre à ce maître supplémentaire (sachant que 13 postes de ce type "animateur soutien ZEP" existent déjà). Parmi ces quarante écoles, le DASEN a indiqué qu’une vingtaine d’écoles étaient "étiquetées" (Education Prioritaire) et que les vingt autres ne l’étaient donc pas mais relevaient de "besoins similaires" comme l’indique la circulaire. Or, cela signifierait que certaines écoles étiquetées Education prioritaire (RRS ou ECLAIR : le Loiret en compte 54) ne pourraient bénéficier de ce dispositif ? Le SNuipp-FSU veillera, d’une part, à ce qu’aucune "dé labellisation" ne soit au programme et, d’autre part, à être le porte parole des besoins identiques de toutes les écoles du département.

Pour le SNUipp-FSU, le plus de maitre que de classe ne peut être l’objet d’un détournement de son principe. Le SNUipp-FSU a fait inscrire dans la circulaire ministérielle que ce dispositif ne pouvait se substituer à l’aide spécialisée des RASED, il faut le faire respecter. Il ne peut pas être une variable d’ajustement quand les effectifs élèves requièrent un poste classe. Enfin, nous rappelons notre opposition au profilage des postes.

Le Plus de maitre doit être un « plus pédagogique » qui doit s’appuyer sur une réflexion collective de l’équipe incluant les RASED. C’est à l’équipe de définir les modalités d’organisation de ce moyen supplémentaire en fonction des besoins identifiés dans l’école. Le dispositif doit faire l’objet de formation spécifiques et d’un accompagnement. Le SNUipp demande un suivi départemental et national de sa mise en oeuvre avec les organisations syndicales. Nous souhaitons aussi que ce suivi s’appuie sur des recherches s’intéressant à l’impact du « plus de maitres » sur la réussite des élèves et le travail enseignant.

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