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Compte-rendu du CDF du 23 juin 2015

vendredi 3 juillet 2015

Le Conseil de la Formation s’est réuni pour faire le bilan de l’année écoulée et mettre en perspectives l’année 2015-2016.

Le conseil départemental de formation, présidé par l’inspecteur d’académie directeur des services départementaux de l’éducation nationale, recueille les besoins, harmonise les actions de formation et diffuse l’information. Il dresse le bilan du déroulement des formations continues, propose les arbitrages, identifie les opérations à entreprendre en précisant le cahier des charges. Équilibré dans sa composition, le CDF, comprend des membres de droit, dont le directeur de l’IUFM et le délégué académique à la formation des personnels de l’éducation nationale (DAFPEN), des personnalités désignées par l’inspecteur de l’académie, des membres choisis par les syndicats représentatifs.

Compte-rendu du Conseil de la Formation (CDF) du 23 juin 2015

  • Approbation du compte-rendu du dernier CDF du 20 janvier (cliquez sur l’icône ci-dessous).

Compte-rendu CDF du 20 janvier 2015

Une modification : Mme Coquet n’est pas représentante du SGEN-CFDT mais du SE-UNSA.

Le reste du document est approuvé.

  • Bilan 2013-2014.

Le bilan de la formation pour l’année scolaire 2013-2014 a été étudié. Tous les stages avec remplacement ont été menés par l’ESPE sauf celui qui concernait les élèves à haut potentiel mené par la DSDEN. A noter que les stages en candidatures individuelles étaient étalés sur 6 jours alors qu’ils ne l’ont été que sur 4 jours ½ en 2014-2015. En 2014-2015, la proportion de candidatures désignées est plus importante. Les stages « Nouvellement nommés en ASH » qui concernent les collègues sans CAPASH nommés sur des classes relevant de l’ASH ont été instaurés et seront reconduits et développés.

Le SNUipp-FSU45 se satisfait de la pérennisation de cette formation essentielle pour les collègues, notamment T1 ou T2, affectés en ASH et souvent démunis face à une mission pour laquelle ils ont été peu formés. Il demande des précisions quant au retard que connaissait le Loiret en matière de formation des directeurs. L’IA adjointe nous explique que les jours de stage non faits il y a quelques années sont désormais impossible à combler mais assure que cette année, la formation s’est bien passée et que la DSDEN planche sur des stages de mises à jour pour les personnels de direction dès l’an prochain. Elle ajoute qu’étonnamment, la formation des directeurs n’est pas classée comme priorité nationale.

  • Formation année 2014-2015

Mme GRENET, professeur d’anglais à l’ESPE intervient sur la formation « Enseigner l’anglais ». Elle décrit des enseignants demandeurs et très volontaires. Elle indique que ceux-ci ont été confortés par le stage en vue de meilleures pratiques en classe.

Cette année, dans la mesure où il y avait encore des PES à 100 % en responsabilité, un stage PES a été organisé. Les retours sont globalement positifs notamment les temps d’analyse de pratique.

Concernant Magistère, Mme Neveu indique que certaines circonscriptions l’ont mis en place avec des thèmes variés comme la laïcité par exemple. 1 500 enseignants ont utilisé la plate-forme (sur 3 600). Le dispositif a été par ailleurs présenté aux organisations syndicales le 18 mai dernier. Le taux de satisfaction est de 50 %, ce qui semble convenir à la DSDEN.

Le SNUipp-FSU45 propose que soit étudiée la faisabilité des formations suivantes :

• Stage de formation continue des directeurs,

• Pratique de l’anglais : un stage qui serait davantage basé sur la pratique de l’anglais pour des enseignants qui se sentent mal à l’aise avec cette langue et qui ont l’impression de « mal enseigner » cette langue vivante,

• Prise en main des nouveaux programmes de maternelle très tôt dans l’année pour les enseignants de maternelle et par anticipation pour les enseignants d’élémentaire,

• Formation à la gestion des conflits et élèves médiateurs,

• Temps d’échanges de pratiques.

Par ailleurs, le SNUipp-FSU45 relaie les remarques positives recueillies auprès des collègues concernant le stage de formation des directeurs et la demande d’approfondissement des participants.

L’IA-adjointe a semblé réceptive à nos demandes. Concernant la direction d’école, et suite aux demandes des syndicats lors des groupes de travail sur la simplification administrative, des stages de réactualisation devraient être proposés, le problème restant les moyens de remplacement. A propos des nouveaux programmes, la DSDEN propose de se les approprier à travers les formations en circonscription, via les CPC. Elle ajoute qu’une autre priorité est la mise en place des conseils école-collège.

Le SE-UNSA est intervenu pour soutenir notre proposition concernant la gestion des conflits. Leurs représentants notent que la situation sur le terrain est loin de s’arranger et concerne aussi bien les jeunes enseignants que les plus chevronnés. Mme Quittelier, professeur à l’ESPE, explique que c’est un thème difficile à travailler car il demande des mises en situation et par conséquent un travail en groupe restreint. Elle ajoute qu’il est intéressant dans ce cadre, de se positionner au plus près des équipes et de leur diagnostic. Mme Toupé indique que le climat scolaire fait partie des priorités du département. Cette notion regroupe plusieurs aspects (laïcité, valeurs de la république, troubles du comportement, harcèlement…) et que des animations pédagogiques et des formations en circonscription sur ce sujet seront proposées. L’objectif de la DSDEN est d’outiller un certain nombre d’écoles de procédures types, de moyens de prévention et de textes de loi permettant de prévenir d’éventuelles procédures venant des parents d’élèves par exemple.

Concernant la formation en anglais, la DSDEN propose que cela se fasse conjointement avec l’ESPE pour des raisons matérielles. La DSDEN et l’ESPE veilleront à ce que des temps d’échanges de pratiques plus importants soient intégrés aux stages de formation même si la contrainte de temps est réelle.

  • Perspectives 2015-2016

Les stages suivants seront proposés :

• La place du jeu à l’école maternelle,

• L’EPS à l’école,

• Sciences et techno : la matière dans tous ses états,

• Enseigner l’anglais.

Il n’y aura pas de stages sur les mathématiques et le français mais certaines matières avaient été délaissées et il semblait important de les replacer dans le cadre de la formation continue. C’est le cas de l’EPS pour laquelle aucune formation sur candidatures individuelles n’avait été proposée depuis 8 ans.

Le SNUipp-FSU45 fait remarquer qu’il semble que la proportion des candidatures individuelles diminue au profit des candidatures désignées et le regrette. Mme Toupé explique que cette remarque lui semble juste mais qu’elle préfère attendre les bilans pour l’année 2014-2015 avant de se prononcer. Elle explique que cela peut s’expliquer par la mise en place d’une formation aux nouveaux dispositifs. Elle prend en exemple l’augmentation du nombre d’écoles en REP ou encore la création d’une unité d’accueil pour enfants autistes.

Nous demandons des précisions quant à une déclaration de Mme le Recteur en CTA concernant les RASED. Elle a ainsi exprimé le souhait de voir reconstitués les RASED et d’engager des formations G afin d’y parvenir. La DSDEN explique que ces départs doivent concerner la formation 2016-2017.

Nous avons également demandé que les enseignants accueillant des PES bénéficient de temps pour s’entretenir avec leur complément. M. Merchan, responsable de l’ESPE d’Orléans, nous répond que l’ESPE avait proposé que ces PE soient déchargés de 9 heures d’APC mais que cela avait été refusé après demande d’une organisation syndicale qui voulait privilégier l’équité entre ces enseignants et les autres enseignants à temps partiel. A la rentrée, il s’est engagé à remettre des documents d’accompagnement pour les accueillants et s’est même déclaré prêt à les rencontrer afin de dissiper toute incompréhension. Il a ajouté que dès la rentrée prochaine, les PES se retrouveraient en immersion dans leur classe une journée par semaine pendant un mois. Mme Toupé ajoute que des réunions d’information seront proposées aux accueillants dans les circonscriptions à la rentrée. Elle a affirmé sa volonté de « déstigmatiser » les PES, suite à des appels de maires, de parents ou d’enseignants ne voulant pas de PES dans l’école. M. LHOMME, représentant les PEMF, a insisté sur le fait que partager sa classe, c’est aussi partager le matériel de la classe.

Par ailleurs, la maquette « Formation initiale » de l’ESPE sera réduite, passant de 320 h à 273 h, ce que le SNUIpp-FSU45 regrette, préférant voir réduite la part de responsabilité. Les équipes de suivi seront remises au goût du jour. La physionomie générale de la maquette et de l’organisation de change pas.

Mme BORIES, PES représentant le SNUipp-FSU, est intervenue à propos du mélange dans un même groupe de masters MEEF (métier de l’enseignement) et d’autres masters qui n’ont pas les mêmes besoins et les mêmes ressentis. M. MERCHAN répond que l’université impose une taille minimum pour les TD, bien que la DSDEN ait obtenu que les groupes ESPE soient restés à 35 (au lieu de 40). Cela explique ces mélanges et rend plus difficile la différenciation. Il a assuré cependant prendre en compte cette situation et demande d’être conciliant au regard des difficultés imposées.

Pour le SNUipp-FSU, c’est bel et bien l’austérité qui est à l’origine de ces difficultés. En ce sens, nous réclamons toujours l’abandon du 50 % en responsabilité et l’abrogation de la loi LRU sur l’autonomie des universités.

La rentrée des PES se fera le 27 août au matin et les stagiaires pourront effectuer la pré-rentrée dans leur école. La journée du 28 août sera dédiée aux premières heures de cours. Il y aura sur l’année 5 visites au total dont 1 pourra être commune à la DSDEN et à l’ESPE. Il a été demandé que les tuteurs soient en adéquation avec le niveau des stagiaires. Pour M. MERCHAN, trop se spécialisation peut enfermer dans un formatage qui n’est pas souhaitable. De même, cela reviendrait à remettre en cause la légitimité des maîtres de conférences par exemple. Par ailleurs, l’IA adjointe a réaffirmé sa volonté que ne soient pas désignés tuteurs les CPC.

Nous avons questionné le CDF sur le fait que la formation initiale s’effectue sur un seul cycle, malgré la formation orchestrée par l’ESPE qui prend en compte cette nécessaire polyvalence. Le responsable de l’ESPE a déclaré que l’ESPE était favorable à une bascule semestrielle mais cela impliquait que le nombre de berceaux en maternelle soit le même que le nombre de berceaux en élémentaire, ce qui s’est révélé impossible. Il y a pour lui une opposition nette entre la formation idéale et le principe de réalité. Le semestre 4 du master sera donc tourné vers la formation dans les cycles que les PES ne connaissent pas. 24 heures de projets pluridisciplinaires seront instaurés en ce sens.

Il y a aura au moins 126 PES l’an prochain (120 + 6 prolongations connues). A cela il convient d’ajouter les éventuels renouvellements, les retours de report de stage et la part départementale des 72 candidatures supplémentaires accordées par Bercy pour l’académie. Il y aura peu de PES à 100 %.

Mme ROSTOLL RABACHE, PES représentant le SNUipp-FSU a demandé que le cours « Voix et Corps » sur la posture à tenir soit proposé plus tôt dans l’année. M. MERCHAN a expliqué qu’il n’était pas pertinent de le faire trop tôt et qu’il valait mieux laisser les choses s’installer. Les PES représentant le SNUipp-FSU ont également fait remonter le sentiment d’abondance d’évaluation. Là aussi, la réponse, selon l’ESPE, se situe dans les modalités d’évaluation universitaire. Enfin, il a aussi été question du CAFIPEMF qui est en cours de restructuration. En l’absence de textes ministériels, la mouture 2015-2016 sera la même que la précédente.

  • Conclusion du SNUipp-FSU45

Le SNUipp-FSU45 se félicite de la tenue de ce 2ème CDF, ce qui est assez rare dans les autres départements. Il se félicité également de la pertinence des débats engagés et de l’écoute qui a été portée à ces propositions.

Il note cependant quelques points noirs. La formation continue demeure délaissée. Les crédits se réduisent et ne permettent pas aux collègues d’envisager leur métier avec sérénité. Il est cependant intéressant que les demandes de formations proposées aient reçu un accueil positif de la part de l’IA et de l’ESPE.

Autre source d’inquiétude : la proportion en baisse des candidatures individuelles. Ce dont les enseignants ont besoin en termes de formation, c’est de choix. Ils sont les seuls à pouvoir déterminer leurs besoins. Nous espérons qu’une fois les formations sur les nouveaux dispositifs passées, le Loiret envisagera à nouveau une formation plus variée.

Concernant la formation initiale, les mêmes maux entraînent les mêmes effets. L’entrée dans le métier doit se faire de façon plus progressive et ne doit pas seulement être soumis à des impératifs budgétaires. L’enjeu dépasse allègrement le cadre des conditions de travail des enseignants. Il concerne aussi la République car des enseignants mal préparés sont désarmés face aux défis (laïcité, lutte contre l’individualisme, violences…) qui les attendent. Ne pas accorder d’importance à la formation des enseignants, c’est renoncer à la défense des valeurs que véhicule le service public d’éducation. Il devient urgent de revenir sur la loi LRU qui met en compétition et appauvrit les universités, d’en finir avec le 50 % en responsabilité des PES pour revenir à une formation ambitieuse et de réinstaller la formation continue comme une priorité de l’Education Nationale.

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