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CDEN du 13 octobre

vendredi 27 novembre 2015

Vous trouverez à la suite la déclaration qui a servi dans les interventions de la FSU et du SNUipp, plus particulièrement pour le primaire, en son sein.

Déclaration de la FSU-Loiret au CDEN du 13 octobre 2015

Mercredi dernier, le Conseil Supérieur de l’Education s’est prononcé majoritairement contre les projets de programme des cycles 3 et 4. Pour autant, le Ministère n’a pas l’intention de revenir à la table des négociations et de tenir compte des avis de la majorité des partenaires sociaux. Ce nouveau passage en force, après celui sur les rythmes scolaires, entraine la mise en place de réformes contre l’avis des personnels et des citoyens. Dans l’Education Nationale comme ailleurs le dialogue social semble passer au second plan. Cette colère s’est traduite dans la rue par les mouvements de grève du 17 septembre contre la réforme du collège et du 8 octobre contre les politiques d’austérité qui induisent ces réformes à bas coût. Elle s’est poursuivie par une mobilisation nationale, de grande ampleur, ce 10 octobre, réunissant plus de 15 000 personnes. Les personnels de l’Education Nationale ne sont pas résignés et entendent bien poursuivre les luttes.

En ce qui concerne la rentrée, dans le 1er degré Après le CTSD de rentrée où 8 ouvertures ont été prononcées pour aucune fermeture, il est nécessaire de revenir sur toutes les mesures depuis mars 2015 et de préciser certaines choses. Au total, certes vous avez annoncé « 27 nouvelles classes » mais vous oubliez de préciser qu’il aura fallu fermer 50 classes pour en ouvrir 77. De plus, il aura aussi fallu aller « piocher » dans une réserve de 3 postes de RASED (sur 7 vacants et habituellement utilisés pour du remplacement) pour permettre d’ouvrir là où cela était indispensable, notamment à cette rentrée, alors qu’au départ 41 postes étaient attribués au Loiret soit la totalité de la dotation académique !!! Dès l’annonce de la dotation des 40 postes (puis 41) pour le Loiret, le SNuipp-FSU avait annoncé que ce serait insuffisant pour compenser la poussée démographique et continuer à développer les fameuses "priorités nationales" (scolarisation des 2 ans, plus de maîtres que de classes, Education Prioritaire, remplacement...). Cela s’est donc confirmé lors du dernier CTSD de septembre soldant la dotation 2015 bien que vous ayezt annoncé "pouvoir fermer 60 classes" !!! Sur le document du CTSD, seules 5 à 6 situations pouvaient prétendre à fermeture (selon les seuils de l’IA). Par contre, non seulement les 8 ouvertures étaient évidentes mais de très nombreuses écoles, maternelles notamment, apparaissaient à la limite du seuil (très près de 30 en moyenne par classe !) dont 2 qui l’atteignaient même ou le dépassaient. Par ailleurs, les écoles bien que non étiquetées REP malgré les critères s’en approchant, doivent aussi "bénéficier d’une attention particulière quant aux effectifs" Ceci est le reflet de la poussée démographique récurrente dans le Loiret où la création de postes n’est pas à la hauteur et aggravent vos conditions de travail et donc, de fait, les conditions d’apprentissage des élèves. Les enseignants le vivent au quotidien, les classes sont de plus en plus surchargées (et les documents l’attestent) avec des effectifs, pour la plupart, avoisinant trop souvent le seuil décidément trop élevé du département. Le SNUipp-FSU du Loiret a donné son accord après vous l’ avoir suggéré dès juin, pour utiliser "provisoirement" 3 moyens RASED (regrettant au passage qu’ils ne soient pas occupés vu les besoins criant d’aide aux élèves en grande difficulté) pour éviter 3 fermetures. Cependant, l’urgence est la baisse des effectifs par classe. Et il faudra donc créer davantage de postes avec des personnels recrutés et formés dessus, pour permettre aux enseignants de travailler et aux élèves d’apprendre dans de bonnes conditions : une première étape doit passer par 20 élèves maximum par classe en REP et REP+ et 25 hors REP que ce soit en élémentaire ou en maternelle. Réduire les effectifs ainsi que notre temps de travail passant notamment par la suppression des APC contre productives pour les élèves en difficulté mais travailler en petits groupes avec des maîtres supplémentaires, voilà des priorités prônées par la FSU.

C’est de plus d’école et de mieux d’école dont nous avons besoin, et pour les collège nous avons besoin d’une réforme qui s’appuie sur des leviers dont l’efficacité est reconnue : plus de mixité sociale, une formation disciplinaire de qualité pour les enseignants, des effectifs réduits et adaptés dans les classes, une éducation véritablement nationale dotée de programmes et de moyens ambitieux pour nos élèves. De tous ces leviers à l’efficacité reconnue, aucun n’est actuellement repris, faisant peser sur la profession une charge telle qu’elle décourage les vocations, tant et si bien que l’éducation nationale ne peut plus pourvoir tous les postes qu’elle souhaitait recruter. Nous restons donc mobilisés pour un retour à un dialogue constructif avec la profession et ses représentants, pour un collège ou les conditions de travail et d’apprentissage redonnent envie à des jeunes collègues de s’engager dans la profession.

Ci-dessous, Déclaration FSU générale 1er et 2nd degré Déclaration FSU

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