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PPRE : halte au zèle et aux pressions !

vendredi 19 septembre 2008

PPRE : halte au zèle et aux pressions !

Certains inspecteurs zélés s’efforcent de vous faire croire que les PPRE sont obligatoires dès qu’un enfant rencontre des difficultés et qu’on « l’oriente » soit vers l’aide personnalisée, soit vers les stages de remise à niveau, soit, encore, lorsqu’on le signale au RASED, sachant que si : 1.le réseau, après synthèse, ne peut le prendre ou pense que ce n’est pas de son ressort, la charge de résoudre sa « difficulté » vous incombera et, autrement dit, vous aurez rempli un PPRE pour vous ! 2.le réseau le prend en charge, alors vous devrez, en plus, remplir une demande de signalement : double de travail !bingo !

Il n’en est rien. Il s’agit, en fait, d’une libre interprétation des textes officiels (Décrets et circulaires ministériels ou académiques) qu’ils citent, en outre, honteusement. En effet, selon la circulaire n° 2006-138 du 25/08/2006 relative à la « Mise en œuvre des PPRE à l’école (et au collège) …les élèves qui risquent de ne pas maitriser les […] compétences […] indispensables du socle commun […] à la fin d’un cycle relèvent d’un PPRE ». Autrement dit : pas de précipitation et, à surveiller au cours du CE1 et du CM2 si vous ne jugez pas le « risque » présent avant. Il n’est « obligatoire » que pour « les élèves maintenus une année supplémentaire quelque soit leur niveau de classe » (du CP au CM2).

En outre, dans la circulaire ministérielle n° 2008-082 du 5/06/2008 relative à « L’organisation du temps scolaire et de l’aide personnalisée » dans le paragraphe I, partie « Aménagement de la journée scolaire » est écrit : « En fonction des difficultés rencontrées par les élèves, l’aide personnalisée peut s’intégrer à un PPRE ou prendre la forme d’u nautre type d’intervention, en petit groupe per exemple ».

Encore une fois, rien ne nous oblige à remplir un PPRE « systématiquement » comme le demande explicitement nos chers inspecteurs. Nous vous invitons donc pour une plus grande pertinence pédagogique, pour une moins grande stigmatisation et pour une économie de paperasses inutiles, à privilégier la seconde solution, le mieux étant dans la classe, sur les 24h autant que faire se peut…

Enfin, dans la circulaire de l’Inspecteur d’Académie (IAA/184-0708 du 29/05/2008 se basant sur le décret 2008-463 du 15/05/2008 paru au J.O du 18/05/2008) que certains IEN utilisent, encore, comme référence, à tort, le terme « PPRE » n’est mentionné que dans la partie 1, 1er paragraphe : « Le premier niveau d’aide se situe dans la classe. L’enseignant est le maître d’œuvre d’une différenciation pédagogique utilisant, le cas échéant, les PPRE ».

A aucun autre moment, ni dans la partie « aide personnalisée », ni ailleurs dans aucun autre décret ni aucune circulaire, n’est mentionné le terme de « PPRE ». A vous de juger mais nous pensons qu’au-delà de la stigmatisation de l’élève, de sa famille et de l’enseignant référent, ce PPRE impute une charge de travail supplémentaire à tous pour un retour, une efficacité plus que douteuse et donc contestable puisque, par exemple, la disparition des RASED est quasi officiellement programmée. Nous vous invitons donc à la plus grande vigilance en ne le remplissant que dans une absolue obligation (citées plus haut) ou nécessité.

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