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Non le 11 mai n’est pas le « jour d’après »

mercredi 15 avril 2020

« Il est difficile aujourd’hui de savoir si, le 11 mai, nous serons prêts à reprendre le chemin de l’école, quand on sait que les écoles sont des hauts lieux de transmission.

ll faudrait vraiment être sûr que l’épidémie soit derrière nous.

Il ne faudrait pas que l’école, les personnels de l’école fassent les frais d’une organisation qui n’a pas été pensée en termes de tests, en terme sanitaire plus globalement. »

a réagi sur franceinfo Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire.

L’allocution du président soulève en effet de nombreuses questions…

Des inquiétudes quant à la situation sanitaire à l’école :

Le retour progressif à l’école à partir du 11 mai laisse songeur quand dans le même temps tous les lieux publics restent fermés.

Les jeunes élèves ne peuvent pas respecter facilement les gestes barrières et peuvent être porteurs sains du virus.

Comment éviter une nouvelle flambée épidémique quand près de 900.000 professeurs et 12 millions d’élèves seront rassemblés en classe ?

Sans parler de la sieste en maternelle, des parents nombreux devant le portail, des repas à la cantine…

Cette annonce n’est pas du tout sérieuse.

De l’incompréhension par rapport à l’absence de dépistage massif :

De plus, comme l’a demandé le CHSCT ministériel du 3 avril, il faudrait pouvoir tester tous les personnels et élèves avant la reprise, mais aussi proposer des protections adaptées en grand nombre…

Plus largement à l’échelle du pays, seul un dépistage massif pourrait permettre d’isoler et de soigner rapidement tous ceux qui sont atteints du virus.

Mais annoncer que le dépistage ne sera proposé qu’aux personnes qui ont des symptômes, c’est acter qu’on ignore la période d’incubation et qu’on laisse circuler le virus !

Des interrogations sur les motivations de ces choix :

Le Président laisse entendre qu’il faut vite rouvrir les écoles pour accueillir les élèves, afin que les parents puissent retourner travailler et relancer l’économie rapidement. Mais la priorité devrait être la santé de la population et non l’impact économique !

C’est ce qui devrait motiver l’ensemble des décisions, à commencer par la fermeture temporaire des entreprises non-essentielles, pour se concentrer sur la lutte contre la pandémie.

Des doutes quant aux bonnes intentions affichées pour « le jour d’après » !

La crise actuelle a montré le rôle essentiel des Services Publics, la nécessité de lutter contre les inégalités sociales, les efforts à fournir du point de vue écologique, l’importance des soignants en première ligne et des métiers de la « 2e ligne », dont les enseignants…

Il faut donc repenser le logiciel sur le plan économique, social et écologique !

C’est la raison pour laquelle 18 organisations associatives et syndicales dont la FSU ont publié la tribune-pétition :

« Plus jamais ça, préparons le jour d’après ».

Nous demandons donc au président de revoir sa copie et de nous présenter un plan d’action clair sur la reprise des cours dans les écoles, collèges et lycées.

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