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Audience au ministère sur l’ASH du 10 mai 2021

mardi 15 juin 2021

A la suite du dépôt d’une alerte sociale, le SNUipp-FSU a été reçu en audiance le 10 mai 2021 pour porter l’exigence d’un plan d’urgence en faveur de l’ASH.

Au cours de cet échange, le SNUipp-FSU a notamment développé 3 points principaux :

1) Le manque de moyens pour les structures et dispositifs de l’ASH

La baisse des moyens (DHG) pour les SEGPA (notamment les académies de Toulouse et Limoges), la fermeture de l’EREA de Vendée, les suppressions ou trop faibles créations de postes RASED à dominante relationnelle et pédagogique, dispositifs ULIS surchargés en particulier dans le 2d degré.

2) La dégradation des conditions de travail, l’empêchement d’exercer nos métiers de manière qualitative

Le dévoiement des missions des personnels RASED, UPE2A à qui il est demandé d’assurer des missions de remplacement, agrandissement des zones d’interventions.

3) Des régimes indemnitaires injustes envers les personnels de l’ASH

L’ISAE n’est toujours pas d’actualité pour certains personnels exerçants en prison, en classe relais, en SEGPA, en EREA en ESMS. La fameuse prime d’équipement informatique n’est pas universelle et certains collègues peuvent s’équiper sur leurs propres deniers : directeur SEGPA, coordinateur ESMS. Les IMP (indemnité de mission particulière) sont opaques, et les PE en bénéficient rarement pour leur fonction de coordinateur SEGPA ou ULIS lorsque c’est le cas. Les situations varient selon les établissement du 2nd degré.

Et dans le Loiret ? Les dispositifs ULIS, à l’école comme au collège, n’en finissent plus de déborder. Malgré un politique, il faut le reconnaitre en compraison d’autres départements, volontariste en faveur de l’école inclusive, les créations de dispositifs ne suffisent pas à désengorger les sureffectifs illégaux et les listes d’attentes longues comme le bras de la MDA (ex-MDPH).

La division de la SEGPA du collège Denis Poisson à Pithiviers fut l’occasion de la suppression d’un poste de PE spécialisé. Ailleurs, c’est la loi des heures supplémentaires qui règne, plutôt que de créer des postes pérennes : histoire de surcharger un peu plus le travail des collègues.

Quelles réponses ?

La DGRH du ministère de l’Education Nationale a avancé que les effectifs des personnels dans l’ASH était en hausse de 4%, un constat bien difficile à observer sur le terrain, notamment grâce aux remontées transmises par les collègues au SNUipp.

Par ailleurs, le ministère demeura très évasif dans ses réponses, n’annonçant aucune décision sur ses préoccupations pourtant fondamentales pour lutter contre les difficultés scolaires.

« Mieux vaut prévenir que guérir » : un proverbe sans doute oublié...

Face à cette posture, le SNUipp a réitéré ses propositions se basant sur la prévention des difficultés des élèves dits « à besoins éducatifs particuliers ». Il faudrait agir plutôt que réagir :

  • en augmentant sensiblement le nombre d’enseignant·es RASED pour agir plus vite sur les difficultés scolaires ;
  • en offrant des conditions de travail de qualité aux élèves et aux enseignant·es spécialisé·es, notamment grâce à l’ouverture de nouveaux dispositifs pour alléger les effectifs, en ULIS notamment (mais également en SEGPA-EREA-milieu pénitentiaire-UPE2A...).
  • s’assurer de l’équité dans la reconnaissance salariale. Aucune différence de prime ne doit exister pour des missions similaires (professeur·e principal·e au collège, coordinateur en ESMS/ULIS/SEGPA...)
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