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Refondation et rythmes scolaires : où en sommes-nous ?

Organisation du service des enseignants : 1er nouveau tour de piste.

jeudi 29 novembre 2012

Alors que le projet de loi issu de la « concertation » sur la Refondation de l’Ecole va être remis dans les prochains jours aux organisations syndicales et partenaires, le Ministre de l’Education Nationale a remis à plat les discussions sur les rythmes scolaires face aux critiques du monde enseignant. Dans cette nouvelle optique, le SNUipp-FSU continue d’avancer des exigences fortes afin que les enseignants du 1er degré ne soient pas les oubliés de la réforme.

Vendredi 16 novembre après-midi, le SNUipp-FSU a débuté les nouvelles discussions sur l’organisation de la semaine.

Le ministère a présenté ses nouvelles bases :

• Organisation des 24 heures d’enseignement en classe entière ;

• Redéfinition des 108 heures annuelles.

Le SNUipp-FSU regrette que le MEN ne retienne pas l’idée des 23 heures en classe entière. 4Il demande toujours une baisse du temps d’enseignement devant la classe entière à 23 heures et 3 heures pour la concertation, le travail en équipe.4Ceci serait une première reconnaissance de notre travail invisible mis en lumière par notre enquête flash estimant à 43 heures en moyenne notre temps de travail hebdomadaire.

4A terme, le SNUipp-FSU a rappelé sa volonté de voir baisser le temps de travail des enseignants du primaire sans pour autant baisser celui d’apprentissage des élèves.4 C’est un des possibles du « plus de maîtres que de classes ». Le syndicat porte l’objectif d’aller vers 21 + 3 pour les enseignants.

D’une manière générale, cette réforme doit être synonyme d’amélioration des conditions d’exercice du métier. 4Elle doit prendre en compte la qualité de vie personnelle des enseignants du primaire. Elle doit se traduire par une reconnaissance financière de leur engagement professionnel.4

Au sujet des hypothèses retenues par le ministère, le SNUipp-FSU a fait valoir ses premières exigences.

2• L’organisation et le contenu des 24 heures d’enseignement devant la classe entière.2

4Au sujet du cadrage du temps minimal et maximal de la pause méridienne, le SNUipp-FSU exige qu’elle ne dépasse pas deux heures.4

De plus le ministère propose de laisser une marge de manœuvre au terrain pour caler la 24ème heure qui pourrait devenir « flottante ».

Ce qui pourrait donner par exemple :

  • soit 4 journées de 5 h15 avec fin de l’école à 15 h 45 et la demi-journée de 3 heures ;
  • soit 1 journée de 6 h avec fin de l’école à 16 h 30 et 3 autres de 5 h avec fin de l’école à 15 h 30 et la demi-journée de 3 heures.

4 Dans ces cas de figure, rien ne doit être imposé aux équipes enseignantes par la collectivité locale.4

4Le SNUipp-FSU exige un garde-fou : l’avis des enseignants doit être pris en compte par le biais du conseil d’école.4

En tout état de cause, le SNUipp-FSU demande une révision totale des programmes et des dispositifs d’évaluations (outils, livrets,..).

4Le SNUipp-FSU continue à exiger à ce que tous les mercredis après-midi soient libérés.4

2• L’organisation et le contenu des 3 heures (108 heures annuelles)2

  • Quel devenir pour l’Aide personnalisée (60 heures) ?

4En s’appuyant notamment sur la récente consultation du SNUipp-FSU (9 enseignants sur 10 ne veulent pas que l’AP soit reconduite en l’état), le syndicat a demandé l’abandon du dispositif actuel.4

Si le ministère souhaite maintenir un temps dédié aux petits groupes, il se dit ouvert pour une remise à plat de son volume horaire, de son contenu pédagogique et donc de son appellation. Le ministère doit faire des propositions plus précises lors de la prochaine séance.

Si l’hypothèse d’un « temps complémentaire en petit groupe » était maintenue par le ministère, il est hors de question que ce temps reste à 60 heures. Pour le SNUipp-FSU, il faudra qu’il baisse de manière significative, notamment pour gagner du temps de concertation. Il faut donc revoir le décret de 2008. 4De plus, il faudra que ce temps soit organisé librement par les équipes enseignantes4. Il est temps de faire confiance en leur expertise professionnelle au service de la réussite des élèves. Il faut arrêter avec les contrôles tatillons voir le caporalisme. Notre travail n’est pas de faire bouger des indicateurs dans des tableaux excel mais les apprentissages des élèves dans les classes.

  • Et le reste ?

4Le SNUipp-FSU milite fermement pour la prise en compte de toutes les dimensions du métier dans nos obligations de service.4 Il faut une redéfinition des volumes et des contenus actuels des 48 heures annuelles qui sont largement insuffisantes :

Les 6 heures annuelles pour les conseils d’école peuvent rester en l’état.

4Les 18 heures annuelles d’animation pédagogique doivent baisser. En contre-partie, il faut un retour à une véritable formation continue sur le temps face aux élèves.4

4Les 24 heures annuelles pour la concertation et les rencontres parents doivent augmenter de manière significative pour aller vers 90 heures (prise en compte du temps de concertation, de travail en équipe, de rencontre avec les parents, du suivi des élèves en situation de handicap, ...).4

Vous trouverez en pièces jointes ci-dessous la lettre du secrétaire général du SNUipp-FSU, Sébastien Sihr, au Premier Ministre ainsi qu’un document de 4 pages sur les rythmes scolaires.

Par ailleurs, en cliquant sur ce lien, le SNUipp-FSU du Loiret, invité de France bleu Orléans jeudi dernier, s’exprime sur les rythmes scolaires.

PDF - 49.5 ko
Lettre du SNUipp-FSU au Premier Ministre
PDF - 702.9 ko
4 pages sur les rythmes scolaires
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