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Des démissions en constante augmentation

Une situation alarmante

mardi 21 septembre 2021

Communiqué de presse académique

Augmentation des démissions des professeur·es des écoles dans l’académie d’Orléans-Tours en 2021 ! Une rentrée sous covid et ... sans Profs des écoles. PLUS DE 71 DEMISSIONS ET DEJA 64 CONTRACTUELS RECRUTES

Les chiffres sont sans appel : les demandes de démissions et de ruptures conventionnelles de professeur.e des écoles connaissent une hausse sans précèdent.

En Indre-et-Loire : 8 ruptures et 4 démissions en 2020-21

Dans le Loir et Cher : 8 ruptures en 2020-21

Dans le Cher : 1 rupture et 2 démissions en 2020-21

Dans l’Indre : 3 ruptures et 3 démissions en 2020-21

Dans l’Eure et Loir : 7 démissions en 2020-21 et 8 depuis le 1er septembre 2021

Dans le Loiret : 8 ruptures et 27 démissions en 2020-21

Ces collègues, que le SNUipp-FSU a accompagné·es pour un certain nombre d’entre eux/elles dans leurs démarches administratives, ont un point commun : un épuisement professionnel qui frappe aussi bien les collègues en début de carrière que des collègues plus expérimenté·es. Ils et elles quittent une profession, qu’ils et elles avaient choisie de plus ou moins longue date et par vocation dans l’immense majorité des cas. Ils et elles nous indiquent, concernant leurs motivations, que c’est un ras-le-bol qui les conduit à passer le cap. Lourdeur des tâches administratives, injonctions hiérarchiques et pédagogiques, manque de reconnaissance, déclassement salarial, charge de travail et temps de travail qui dépasse les 43 heures par semaine (source Ministérielle), absence de formation initiale (il n’est pas rare de faire son mi-temps de stagiaire dans un cycle et être nommé·es la première année sur un cycle qu’ils ou elles découvrent), disparition d’une véritable formation continue, perte de sens du métier pour lequel ils et elles s’étaient engagé·es. La pandémie a accentué la fatigue et pose des questions de santé au travail auxquelles l’unique médecin de prévention du rectorat pour plus de 42 000 personnels ne peut bien entendu pas répondre.

La nouvelle gestion des personnels de l’Education Nationale n’est pas étrangère à cette pluie de démissions. En effet, les enseignant·es du premier degré se voient opposer des refus à leurs demandes de mutation, de temps partiel, de disponibilité et subissent des affectations sans transparence ni équité...

Pour la rentrée 2021, s’ajoutent aux démissions :

> une augmentation des départs en retraite au 1er septembre 2021 (25 de plus en Indre-et-Loire). Et oui nos collègues ne souhaitent pas ou ne peuvent plus rester en classe avec la crainte d’une réforme des retraites qui risque de faire baisser d’1/3 les pensions d’une profession qui est l’une des plus mal payée d’Europe.

> des stagiaires qui finalement ne prennent pas leurs fonctions ou les quittent quelques jours après la rentrée.

> un nombre de places aux concours qui ne cesse de baisser. Nos 6 départements sont déjà considérés comme déficitaires quant au nombre d’enseignant·es du 1er degré. Le recours aux contractuels est déjà une réalité : 8 dans le Loir et Cher, 4 dans l’Indre, 5 dans le Cher (pour 12 postes vacants), 10 dans l’Eure et Loir, 7 en Indre et Loire (pour 23 postes vacants), 30 dans le Loiret (pour 33 postes vacants)...

Dans ce contexte, le ministre Blanquer continue de mettre en œuvre sa politique de démantèlement du service public d’Éducation : des personnels contractuels, auxquels s’ajoutent des étudiant·es en cours de formation universitaire, bref des personnels sous statut précaire, non titulaires du concours et non formés enseigneront dès cette rentrée. Derrière les grands discours, voilà la réalité du terrain et cette situation n’est pas le fait du hasard mais le résultat attendu par le Ministre Blanquer.

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