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Rassemblement du 23 janvier : le SNUipp-FSU reçu par le DASEN

vendredi 25 janvier 2013

Dans le cadre de la manifestation contre le projet de loi de refondation et celui sur la refonte des rythmes scolaires, le SNUipp-FSU a revendiqué une meilleure prise en compte de l’avis de la profession.

Mercredi 23 janvier 2013, accompagnée de représentations des organisations syndicales SUD Education, FNEC FP FO et CGT Education, une délégation FSU (SNUipp et SNES) a été reçue par le DASEN.

Nous avons exprimé nos inquiétudes concernant le projet de loi d’orientation et de refondation de l’école. Certes, la création de 60.000 postes dans l’Education Nationale, la priorité donnée au primaire, la mise en place du dispositif du « + de maîtres que de classe », la scolarisation des moins de 3 ans ainsi qu’un retour à une réelle formation initiale marquent une inflexion nette avec le précédent gouvernement.

Mais plus qu’une inflexion, c’est bel et bien une rupture que nous exigeons. Ainsi, le socle commun, même agrémenté d’un label culture commune, reste un outil de tri des élèves, impulsé par les politiques européennes néolibérales. Le SNUipp continue de réclamer l’abandon du socle commun et du livret personnel de compétences qui entraînera, par ailleurs, une surcharge de travail administratif pour tous les collègues.

La loi LRU (loi sur l’autonomie des universités) va créer des disparités dans les budgets alloués à la formation des enseignants, qu’elle soit initiale et continue, et donc des disparités quant à l’enseignement prodigué aux élèves. Là aussi, le SNUipp réclame son abandon pur et simple.

La MAP (Modernisation de l’Action Publique) a remplacé la RGPP et entraîne une diminution drastique des emplois dans la fonction publique, hors ministères protégés. Elle est aussi le symbole de l’austérité engagée par le gouvernement, qui cloisonne les services publics à un fonctionnement à minima et qui empêche, dans l’éducation, le retour d’une véritable formation continue.

La pérennisation des RASED est aussi une question que nous avons abordée, inquiets, comme le reste des organisations syndicales du peu d’informations données par le ministre sur le sujet.

Le SNUipp45 s’inquiète également de l’application de la réforme des rythmes scolaires. La décision finale étant prise par la DASEN lui-même, nous lui avons demandé quelle démarche et quels critères il comptait adopter. Le SNUipp sera vigilant à ce que les exigences des collègues soient entendues afin de ne pas dégrader davantage des conditions de travail déjà intolérables après cinq ans d’une politique de casse de l’éducation nationale, et plus généralement des services publics. Toujours critique face à la semaine des 4 jours telle qu’elle est imposée depuis 2008, nous attendons de cette réforme qu’elle soit favorable aux élèves sans que les enseignants en pâtissent.

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En réponse, Monsieur TOUPRY nous a assuré qu’il transmettrait nos exigences au ministère. Il a aussi expliqué qu’il percevait, pour sa part, une rupture entre les deux politiques menées par les gouvernements successifs. Ainsi, l’an dernier, il lui fallait « rendre des postes », ce n’est plus le cas cette année avec notamment 47 créations de postes dans le 1er degré.

Concernant la mise en place du dispositif « + de maîtres que de classe » et la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, le DASEN a expliqué que l’appellation n’était pas le seul critère qui interviendra dans la création de ces postes. Ainsi, des établissements connaissant des difficultés semblables aux écoles et collègues relevant de l’éducation prioritaire, bénéficieront, dans la mesure du possible, de ces aides, le DASEN donnant comme exemple le Giennois.

Concernant les restrictions budgétaires, le DASEN a indiqué que la réforme de la formation initiale (avec la rémunération simultanée des PES et des masters 2 payés à mi-temps) entraînait une contrainte supplémentaire, mais qui, selon lui, ne durerait qu’un an, le temps, que la réforme s’installe.

A propos des rythmes scolaires, le DASEN a indiqué qu’aucun décret officiel n’était paru quant à la démarche à observer par les DASEN. Ainsi, il se garde de tout commentaire mais estime inconcevable que les conseils d’école ne puissent être entendus par les collectivités locales, tout comme il est nécessaire que les conseils d’école comprennent la position des élus, des maires notamment.

Enfin, concernant l’éducation prioritaire et le redéploiement des RASED, le DASEN nous a confirmé qu’aucun décret n’était paru à ce sujet, que le ministre avait notamment demandé un rapport de l’inspection générale sur la situation des RASED et qu’il livrera ses arbitrages dès lors que ce rapport sera publié, le ministre voulant se donner le temps de la réflexion sur ces sujets. On aurait aimé qu’il en fasse de même sur d’autres, plutôt que d’accélérer certaines réformes qui demandent du temps et de la concertation pour leur application.

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