Retour accueil

Vous êtes actuellement : Actualité  


fontsizeup fontsizedown

Le rapport Moreau : une ombre plane au-dessus de nos retraites

vendredi 14 juin 2013

Vendredi 14 juin 2013 Yannick Moreau, ancienne présidente du conseil d’orientation des retraites remet son rapport sur la future réforme des retraites. Un texte qui prône des régressions sociales sans précédent notamment pour les fonctionnaires.

Que préconise le rapport ?

Dans les grandes lignes, voilà ce qui est proposé :

  • Allongement de la durée de cotisation.
  • Retrait d’avantages fiscaux pour les retraités.
  • Durcissement du mode de calcul des pensions des fonctionnaires.

Plus précisément, il est demandé aux salariés du privé comme du public de travailler plus longtemps : la durée de cotisation pourrait passer de 41 ans et demie à 43, voire 44 ans. La retraite à taux plein ne pourrait être obtenue qu’à partir de 67 ans contre 65 ans aujourd’hui. La CSG des retraités pourrait passer de 6,6 % à 7,5 % comme c’est le cas pour les actifs. Pour les fonctionnaires, la retraite pourrait ne plus être calculée sur les 6 derniers mois mais sur les 10 dernières années.

Conférence sociale.

Pour l’instant, le gouvernement n’a pas rendu ses arbitrages. Les retraites seront au coeur de la conférence sociale du 20 et 21 juin 2013. Or l’inquiétude est grande, la dernière conférence de ce type ayant débouché sur la mise en place de l’ANI (accord compétitivité emploi) que la FSU continue de dénoncer. Déjà, certains syndicats ont émis la possibilité de voir un rapprochement des calculs des pensions du privé et du public. Ainsi, Laurent Berger, secrétaire national de la CFDT s’est déclaré favorable à « un rapprochement des différents régimes ».

Pour le FSU-SNUipp, il est hors de question que les fonctionnaires soient les boucs-émissaires du déficit du système et plus généralement, que les salariés subissent les dégâts de l’austérité imposée en France et en Europe. Il est bon de rappeler :

  • que la principale crainte qui pèse sur les retraites provient du fort taux de chômage, accentué par l’austérité.
  • que le patronat ne saurait se défausser de ses responsabilités dans la crise que nous traversons en exigeant des efforts de la part des seuls salariés.
  • qu’il n’est pas possible de comparer les pensions de retraites du privé et du public, la fonction publique d’état étant composée de personnels généralement qualifiés, aux rémunérations donc différentes.
  • qu’il est dangereux de comparer et d’opposer les salariés. En effet, on est en train d’amadouer les salariés du privé en leur expliquant que les fonctionnaires seront plus touchés qu’eux et en espérant qu’ils ne remarqueront pas qu’on rabote leurs pensions et qu’on allonge leur durée de cotisations. Quel mépris !
  • que l’idée de prendre en compte dans le calcul des retraites les primes désavantagerait les fonctionnaires qui n’en touchent pas, donc ceux qui déjà au cours de leur activité gagnent moins, ce qui est le cas des professeurs des écoles.
  • que l’idéal n’est pas un alignement vers le bas mais un alignement vers le haut. Depuis trop longtemps, les gouvernements successifs demandent aux salariés de renoncer à leurs acquis pour satisfaire la finance qui elle, se port de mieux en mieux.
  • que si l’espérance de vie augmente, l’espérance de vie en bonne santé dépasse à peine 60 ans.
  • qu’aucune réforme des retraites n’a réellement pris en compte de la pénibilité du travail exercé.

Pour toutes ces raisons et pour tant d’autres, nous resterons vigilants à défendre les acquis sociaux des salariés, pour nos conditions de travail et nos retraites.

Communiqué des organisations de retraités UCR-CGT, UCR-FO, FSU-Retraités, UNIR-Solidaires

Communiqué de presse FSU

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

Visiteurs connectés : 12