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Évaluations d’écoles à marche forcée : encore un outil de « management » à côté de la plaque !

mardi 28 juin 2022

Ces évaluations d’écoles vont se dérouler sur les cinq prochaines années. Ce sont 20 % des écoles de chaque circonscription qui seront concernées chaque année. (90 écoles par an dans le Loiret)

Le temps de l’autoévaluation par les collègues sera pris totalement sur les 18 heures d’animations pédagogiques et ce sont les directeurs et directrices qui seront formé·es à l’autoévaluation pour les coordonner (et la loi Rilhac dans tout ça ..? CQFD) Il sera suivi d’une analyse par des évaluateur·rices externes (IEN, CPC, directeur·rices d’autres départements mais pouvant aussi être principal de collège, DDEN...).

Le SNUipp-FSU45 s’oppose à cette démarche qui relève plus d’une forme de management que d’un levier pour améliorer la réussite des élèves et nos conditions de travail. Les risques sont grands : accentuer la mise sous tutelle des équipes enseignantes, les plaçant dans une logique de « comptes à rendre », classement des écoles, choix de l’équipe pédagogique suite à ces évaluations...

En effet, le SNUipp-FSU rappelle le danger de demander aux parents de participer à l’évaluation des écoles notamment sur les questions pédagogiques. Ne risque-t-on pas de voir à terme le classement des meilleures écoles (corrélé pourquoi pas aux résultats des évaluations CP/CE1) comme on peut découvrir chaque année dans la presse le classement des meilleurs lycées ?

L’objectif est de cacher la volonté de contrôle et d’uniformisation des pratiques en promouvant l’auto-évaluation et la co-évaluation. Appelons un chat un chat : il s’agit d’identifier les leviers qui serviront à « manager » les écoles dans le cadre de la « Loi pour l’école de la confiance », mais aussi sans doute en lien avec le nouveau statut des écoles prévu par la loi Rilhac.

De notre point de vue, les collègues et les écoles n’ont rien à attendre de bon dans ce type de formation/formatage. L’objectif est de mettre en application le « new management » qui prévoit que chacun·e intériorise et fasse sienne l’imposition des mesures qui découleront de sa propre « auto-évaluation ».

Même si l’évaluation des établissements est inscrite dans la loi depuis le 26 juillet 2019, le SNUipp-FSU continue d’intervenir à tous les niveaux pour exiger que cette expérimentation ne soit en aucun cas imposée aux écoles, qui ont bien d’autres priorités, et soutient toutes les équipes qui souhaitent s’y opposer !

Le mal-être chez les enseignant·es est grandissant. Nous sommes inquiet·es. Inquièt·es pour notre avenir professionnel, inquièt·es pour nos élèves. Les changements instaurés de force ne permettront pas à l’école de mieux fonctionner. La loi Rilhac qui va installer les directeur·rices dans un rapport de supériorité hiérarchique avec leurs collègues ne permettra pas une amélioration des conditions de travail. Par contre, cela permettra certainement de mettre une pression toujours une peu plus forte sur les collègues.

Ces changements sont directement inspirés du management des entreprises et ont pour but d’individualiser et d’isoler les travailleur·ses. On connaît les ravages humains que cela a donné dans d’anciens services publics aujourd’hui privatisés. Aussi, il y a des raisons de s’inquiéter.

Le SNUipp-FSU45 sera donc aux côtés de toutes les équipes qui refuseront de s’inscrire dans ce dispositif.

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