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D’autres chantiers de discussion

Groupes de travail sur les RASED et les PEMF

jeudi 28 novembre 2013

Outre la direction d’école, d’autres discussions ont lieu actuellement autour des RASED ainsi que des PEMF. Retour sur les premiers groupe de travail.

Le Ministre a ouvert plusieurs chantiers de discussion et les premiers groupes de travail se sont réunis. Le SNUipp fait le point sur ceux qui concernent les RASED et les PEMF

Groupe de travail Rased du 26 novembre

2De premières discussions fructueuses2

Le premier groupe de travail « Rased », qui s’est tenu le 26 novembre a permis au SNUipp-FSU de faire valoir un certain nombre de remarques quant aux évolutions des missions, aux modes d’intervention et à la future organisation des réseaux d’aide.

Lors du groupe de travail du 26 novembre, le ministère a d’abord rappelé les principes généraux de ces fiches : réaffirmation des trois spécialités, reconnaissance de la nécessité du travail en commun (importance du regard croisé et du temps de concertation), relance de la formation et cartographie des postes pour « repartir sur la reconstruction d’un certain nombre de postes dans les zones fragilisées ». Pour le ministère, il s’agit d’inscrire le dispositif dans la durée, de mieux ancrer les postes que par le passé. Pour ce faire, il mise sur le « pilotage » et la « visibilité » du dispositif, ce qui d’après lui, a fortement manqué sous la précédente mandature. En ce qui concerne les moyens, le ministère renvoie à la programmation inscrite dans la loi d’orientation, en insistant sur la nécessité de faire porter les efforts sur « les zones où se concentre la grande difficulté scolaire ». Il a cependant indiqué qu’il ne s’agissait pas seulement de pourvoir aux postes vacants, mais d’en créer de nouveaux, sans avancer de chiffrage précis.

Le positionnement

Les premières écritures laissaient entendre que les maîtres E exerceraient à un niveau différent (école) que les maîtres G et les psychologues (circonscription), un mode d’organisation qui pour le SNUipp serait préjudiciable au travail en réseau. La discussion a permis de progresser fortement sur ce point, le ministère reconnaissant la nécessité d’harmoniser le niveau d’intervention et de concertation, sans remettre en cause l’implantation administrative des postes dans les écoles. Une nouvelle écriture des textes sera proposée. Le SNUipp sera attentif à cette rédaction.

Les missions

Les fiches mettaient en avant une mission nouvelle, celle du conseil aux enseignants des classes ordinaires (élaboration d’outils, formation, expertise...). Là encore, le SNUipp est intervenu, permettant de remettre en avant l’intervention directe auprès des élèves, et d’éviter la confusion avec les missions des autres professionnels (Conseillers pédagogiques, dispositif « plus de maîtres que de classes »...).

Le mode d’intervention

Un point fortement contesté portait sur l’expression de l’aide « majoritairement réalisée dans la classe » pour les maîtres E. Là aussi, le ministère s’est rangé aux arguments de l’ensemble des organisations syndicales et devrait proposer une réécriture laissant plus de choix aux enseignants et aux équipes pour définir les modalités d’intervention. De même, et s’agissant cette fois des maîtres G, leur rôle d’aide directe auprès des élèves, pour la prévention et la remédiation, est réaffirmé.

Rendez-vous maintenant le 3 décembre prochain, pour une nouvelle rencontre à l’occasion de laquelle seront plus particulièrement évoquées la situation des psychologues et les réécritures discutées lors de cette première session.

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Déclaration liminaire du SNUipp-FSU

Maîtres formateurs

2Groupe de travail sur l’évolution des missions2

Le 22 novembre s’est tenu le 1er groupe de travail sur l’évolution des missions des maîtres formateurs et la création d’une mission pour le 2nd degré. Le ministère prévoit notamment une indemnité de tutorat unique sans augmentation de la décharge de service. La formation sera abordée le 2 décembre.

Depuis 2008, 216 postes de PEMF ont été perdus sur près de 2800 postes et le nombre de candidat au CAFIPEMF est en diminution. La dégradation des conditions d’exercice pour les PEMF s’est traduite par la mise en place de la masterisation qui a complètement modifié les missions des PEMF et alourdi leur charge de travail (missions déportée sur accompagnement de terrain, très grande disparité du nombre de stagiaires à suivre, disparition progressive des interventions en IUFM, ambiguïté entre rôle de formateur et d’évaluateur…). A cela s’est ajouté une diminution du temps de décharge de classe, qui est passée de trois à deux demi-journées. La décharge totale d’AP de 60 h est passée à cette rentrée à une décharge totale de 36 h d’APC. Le temps de documentation et d’information personnelle ne peut plus être comptabilisé. Enfin, avec la réforme des rythmes la décharge des PEMF est passée de 6 h à 5h30.

Les propositions du Ministère

Dans le projet présenté par le ministère, deux nouvelles missions seraient assignées aux PEMF : la participation à la formation à distance dans le cadre de Magistère et l’encadrement des MAT. Cette évolution supposerait de définir un métier de formateur pour le 1er et le 2nd degré en réécrivant la circulaire de 2010. Le ministère souhaite aussi que les ESPE disposent d’équipes pluricatégorielles avec des formateurs du supérieur et des professeurs en co-intervention et en responsabilité. Resterait enfin à établir un référentiel de compétences afin d’ ancrer les formations dans les ESPE. En raison du contexte budgétaire, aucune augmentation de la décharge de service n’est envisagée par le ministère qui s’est toutefois engagé à garantir les 6h de décharge d’enseignement dans le cadre de la réforme des rythmes et à maintenir la décharge totale d’APC. Le ministère prévoit de budgéter 1000 postes, essentiellement dans le 2nd degré, et d’instaurer une indemnité de tutorat identique pour tous de 1000 euros. Le tutorat des EAP serait indemnisé à hauteur de 300 euros.

Les interventions du SNUipp-FSU

Le SNUipp-FSU est notamment intervenu pour demander de clarifier les missions, de revaloriser la fonction, d’améliorer l’indemnisation et de garantir la participation des MF dans la formation des ESPE. Pour le SNUipp-FSU, si l’indemnité de 1000 euros représente une grosse augmentation pour les MAT, elle reste très insuffisante pour les PEMF d’autant qu’ils auraient à assurer de nouvelles missions. C’est la formation qui doit piloter l’organisation de leur service et non la gestion des moyens. Les interventions du SNUipp-FSU ont toutefois permis de réaffirmer que les PEMF « assurent des formations dans le cadre de l’ESPE », et non seulement « contribuent à la formation initiale ». Par ailleurs, le tutorat des fonctionnaires stagiaires sera effectué « dans le cadre d’un binôme de tutorat avec les formateurs de l’ESPE ». Enfin, la mission « d’encadrement des MAT » est modifiée en « contribution à l’animation de ces tutorats avec les CPC et les professeurs de l’ESPE ».

La formation des MF sera abordée dans le prochain groupe de travail du 2 décembre prochain. Pour le SNUipp-FSU, la recherche doit demeurer une des missions essentielle des PEMF. De nouveaux groupes de travail se réuniront en janvier ou février pour envisager de nouvelles certifications ou modifier le CAFIPEMF.

Voir en ligne : RASED : Passer des intentions aux actes

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