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Après le 3 février, poursuivre la lutte.

vendredi 6 février 2015

200 enseignants ont manifesté dans les rues loirétaines pour réclamer de meilleurs salaires, de meilleures conditions de travail et une meilleure formation.

Les personnels de l’Education Nationale étaient appelés à faire grève et à manifester pour de meilleures conditions de travail.

Dans le premier degré, la DSDEN fait état de près de 12 % de grévistes. Le SNUipp-FSU situe ce pourcentage au-delà de 15 %, soit plus de 500 professeurs des écoles.

Le contexte, marqué à la fois par les attentats du mois de janvier et l’absence d’unité syndicale, a certainement eu raison de la motivation des enseignants. Cependant, la participation à ce mouvement de contestation n’est pas anodine, notamment dans le premier degré et reflète un sentiment de colère des enseignants quant au manque de considération envers la profession.

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3 février 2015 (1)

Ainsi, 150 manifestants ont défilé de l’IA au rectorat à Orléans pendant qu’une soixantaine d’autres se rassemblait à Montargis.

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Rassemblement à Montargis

Pour rappel, la plate-forme de la FSU45 avec la CGT45 était la suivante :

Les politiques d’austérité engagées sous le gouvernement Fillon et poursuivies depuis 2012, par les gouvernements Ayrault puis Valls, illustrées par la mise en place du pacte de responsabilité, ont pour principales victimes les services publics. L’Education, bien que dite prioritaire, souffre du manque de moyens, de conditions de travail difficiles et du manque de reconnaissance des personnels face à une démographie dynamique dont les gouvernants ne prennent pas la mesure.

SALAIRES

Tandis que les recteurs ont obtenu une revalorisation de leurs primes, les personnels de l’Education Nationale verront le point d’indice une nouvelle fois gelé. La précarité, symbolisée par le recrutement de contractuels et par la situation des CUI-AESH, s’installe.

Il est urgent de :

  • revaloriser le point d’indice et de l’indexer sur les prix,
  • prendre des mesures de rattrapage pour tous, avec une augmentation de 50 points d’indice (230 € mensuels),
  • généraliser et uniformiser le versement des indemnités.

CONDITIONS DE TRAVAIL

Les créations de postes dans l’éducation nationale ne répondent en rien aux besoins. Ces décisions maintiennent les effectifs dans les classes à des niveaux inacceptables pour les élèves et empêchant les personnels (enseignants, ATSEM, infirmières, intervenants extérieurs…) de mener à bien leur mission éducative au service des élèves. La réforme des rythmes scolaires ne peut être une réponse aux difficultés rencontrées par la communauté éducative. Pire, elle les accentue et remet en cause le statut de fonctionnaire au lieu de le renforcer. Ce dossier n’est pas clos et demande à être revu, tout comme celui de l’éducation prioritaire dont la nouvelle carte, délivrée à moyen constant, est loin d’être satisfaisante.

Les organisations syndicales réclament :

  • des recrutements conséquents dans tous les corps de métier,
  • la baisse des effectifs pour une meilleure prise en charge de la difficulté scolaire,
  • la suspension et la remise à plat de la réforme des rythmes scolaires,
  • l’assurance, pour la fonction publique d’Etat, de ne pas être « territorialisée »,
  • défendre et améliorer le statut de fonctionnaire,
  • la fin des pressions managériales (source de harcèlement, de discrimination…),
  • donner des moyens à l’éducation prioritaire et maintenir le pouvoir d’achat des équipes sortant de ce dispositif.

FORMATION :

Quel que soit notre métier dans l’éducation, la formation initiale et continue doit s’effectuer face à des formateurs et non en ligne et bénéficier de moyens pour regagner en qualité.

Se battre pour :

  • qu’une véritable formation continue dotée de moyens se mette en place,
  • que la formation initiale des enseignants soit révisée avec un fonctionnement 1/3 en responsabilité, 2/3 en formation à l’ESPE,
  • que les stagiaires bénéficient des mêmes vacances que les autres enseignants.

[|Les investissements d’aujourd’hui font les économies de demain !!!|]

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Rassemblement à Montargis

3Le SNUipp-FSU45 considère l’action du 3 février comme légitime, bien que la FSU et la CGT du Loiret aient été les seules organisations à s’emparer de ces questions. Il la considère utile puisqu’elle a permis de maintenir dans le paysage la question des salaires et des conditions de travail des enseignants. Il appuiera pour que ces revendications soient à nouveau portées à l’attention des élus et des médias et sera force de propositions dans le cadre d’actions à venir.3

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